Vous pensez avoir mal parce que vous êtes tordu(e), abîmé(e), pas assez musclé(e) ?

Depuis 10 ans, les connaissances ont beaucoup évolué grâce aux neurosciences de la douleur !

Votre thérapeute peut vous aider, éclairé par la littérature scientifique récente.

La douleur est définie par l’International Association for the Study of Pain comme une «expérience sensorielle et émotionnelle désagréable résultant d’une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en de tels termes».

Cette définition prend en compte deux aspects :
l’intensité (expérience sensorielle) et l’affectif (expérience émotionnelle).

Voici quelques éléments à considérer pour mieux comprendre le rôle que peut jouer l’ostéopathie vis-à-vis de votre douleur :

  • La douleur est une alarme qui s’allume en fonction du contexte (environnement, état de mes tissus corporels)
  • La douleur n’est pas synonyme de lésion tissulaire, ni proportionnelle à cette dernière… C’est la meilleure solution d’adaptation globale (en fonction du corps, du contexte, de l’humeur) et possible que vous ayez trouvé pour réagir.
  • Votre thérapeute vous aidera à discriminer ce qui peut se passer dans votre corps et à trouver les solutions adaptées.
  • Il vous aidera à changer la perception et l’attitude diminutrice de la douleur pour retrouver du mouvement et de la confiance.
  • La fatigue, le manque de sommeil, la surcharge psychique (Auvinen 2010, Jarvik et al 2005, Paanalahti 2016), sont des facteurs prédictifs d’apparition de la douleur.
  • Les croyances négatives, la peur-évitement du mouvement, la thérapie manipulative passive, sont des facteurs d’entretien et de passage à la chronicité (Kendall 1998, Ramond Roquin 2015, Wertli et al 2014)

Ce site a été créé dans un but éducatif afin d’améliorer la qualité des soins que je prodigue et de partager mes connaissances acquises.

Certaines des notions sont issues de l’enseignement de Laurent Fabre.

Blog : http://blog.cfpco.fr/index.php/2017/07/02/le-feu-bio-psycho-social-de-la-douleur-et-son-couvercle/

Auvinen . Is insufficient quantity and quality of sleep a risk factor for neck, shoulder and low back pain?

A longitudinal study among adolescents. Eur Spine J (2010) 19:641–649
Jarvik JG, Hollingworth W, Heagerty PJ, et al. Three-year incidence of low back pain in an initially asymptomatic cohort: clinical and imaging risk factors. Spine 2005;30:1541– 48; discussion 1549
Paanalahti, K., Wertli, M.M., Held, U. et al. . Spinal pain—good sleep matters: a secondary analysis of a randomized controlled trial . Eur Spine J (2016) 25: 760.
Kendall N.A.S, Linton S.J., et al. (1998) Psychosocial Yellow Flags for acute low back pain: ‘Yellow Flags’; as an analogue to ‘Red Flags’; Europ. Journ. of Pain 2(1):87-89
Ramond-Roquin A, Bouton C, Bègue C, Petit A, Roquelaure Y and Huez J-F . Psychosocial risk factors, interventions, and comorbidity in patients with non-specific low back pain in primary care: need for comprehensive and patient-centered care. Front. Med. 2015 ; 2:73.
Wertli, MM. et al. The role of fear avoidance beliefs as a prognostic factor for outcome in patients with non specific low back pain: a systematic review. Spine J. 2014;14(5):816-36.