Hypnothérapie

Changer le point de vue subjectif et rationnel vis à vis de sa maladie

Qu’est-ce qu’un état d’hypnose ?

C’est une état de conscience modifié.

Pour le comprendre, voyons d’abord ce qu’est un rythme cérébral.

L’activité cohérente des neurones du cerveau se lit en électroencéphalographie (EEG) par bandes de fréquences. Celles-ci dépendent de l’état psychologique des personnes et sont augmentées en cas de douleur, stress, etc…

Voici les différents rythmes cérébraux en fonction des longueurs d’onde :

40 Hz et + : activité intellectuelle intense
12 à 40 Hz : veille active
8 à 12 Hz : relaxation légère
4 à 8 Hz : l’hypnose, la méditation profonde et d’autres états similaires (mémorisation, sommeil avec rêves, etc.…)
0,5 à 4 Hz : sommeil profond

 

C’est en faisant appel à de l’imagerie que l’hypnose a su s’imposer petit à petit dans les milieux universitaires et scientifiques. En effet, dès 1997, des études ont mis en évidence des différences d’activation de diverses régions du cerveau entre l’état normal et l’état hypnotique.

Des études utilisant la TEP (tomographie à émission de positrons) et l’IRMf (Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) ont démontré que les patients sous hypnose qui étaient invités à revivre un souvenir agréable, sans aucune référence à la perception douloureuse, ressentaient moins les stimuli nociceptifs (douloureux). L’intensité douloureuse (composante sensorielle) et le caractère désagréable de la stimulation (composante affective) étaient abaissés (Faymonville et al. 2000 et Vanhaudenhuyse et al. 2009)

L’hypnose s’accompagne de manifestations cliniques particulières

L’hypnose s’accompagne de manifestations cliniques et neurophysiologiques qui en garantissent l’authenticité et légitiment d’une certaine façon son utilisation thérapeutique ou les tentatives qui en sont faites.
Les recherches en imagerie, par exemple en PETscan, montrent qu’en état d’hypnose le revécu d’une expérience autobiographique active des aires corticales sensorielles et motrices différentes de celles que produit l’évocation de la mémoire épisodique par un sujet non hypnotisé.

Les modifications cliniques qu’elle provoque et les changements qu’elle entraîne dans l’imagerie cérébrale la distinguent de l’effet placebo, mais elle a en commun avec celui-ci d’être induite par une sollicitation psychique ( Académie nationale de médecine )

Un état modifié de conscience est la focalisation et l’activation de la conscience sur une dimension très limitée de la réalité. Lorsque cette focalisation s’accompagne d’émotions de détresse, de peur, de colère, de douleur, elle prend le nom de transe négative. C’est souvent le cas dans la maladie. La compétence hypnotique va permettre de changer le processus de conscience dans la relation thérapeutique. Tout professionnel de santé peut disposer de cette compétence à la communication, en fonction de son métier, de son rôle dans la chaîne des soins. Lors d’une expérience positive il est de nouveau possible pour le patient de réactiver un souvenir agréable, une compétence, une expérience très constructive de sa vie.

Le traitement

Les traitements à base d’hypnose procurent des changements significatifs en terme de pensées, émotions, comportement et perceptions. Les résultats sont bien établis et non controversés.

L’état hypnotique et le travail thérapeutique qu’il permet n’ont rien à voir avec la soumission au soi-disant « pouvoir » de l’hypnotiseur. Le patient connaît bien cet état mais ne le nomme pas, ne le facilite pas délibérément et ne l’utilise pas. Le travail de l’hypnothérapeute consistera donc à lui faire découvrir quelque chose qu’il connaît mal, à lui apprendre à le susciter et à l’utiliser : c’est cela l’apprentissage de l’auto-hypnose …
Aider un patient à entrer en hypnose n’est pas un don : c’est une technique qui s’apprend et s’enseigne. C’est apprendre au patient à retrouver cet état qu’il a tant de fois vécu sans le connaître. C’est lui apprendre à l’approfondir et à l’utiliser. C’est lui donner cet outil personnel si riche qu’est l’auto-hypnose. 

INDICATIONS :

Indications prises en charge par votre thérapeute (après diagnostic médical ou de non contre-indication ostéopathique) : 

Douleurs
– Douleurs chroniques
– Douleur et anxiété liée aux gestes médicaux invasifs
– Douleur liée aux traitements dentaires
– Douleur temporo-mandibulaire
– Douleur thoracique non coronarienne
– Douleur des cancéreux
– Douleurs post-traumatiques
– Algies idiopathiques de la face
– Colite ulcéreuse
– Douleur de la sclérose en plaque

Autres
– Vomissements
– Fatigue
– Insomnie
– Anxiété
– Troubles fonctionnels digestifs (syndrome du colon irritable)
– Énurésie de l’enfant
– Acouphènes
– Sevrage tabagique
– Troubles d’organicité incertaine

Pour d’autres motifs de consultation, votre thérapeute peut vous mettre en relation avec des professionnels compétents.